Jurassica Museum

Diplodocus

Diplodocus

Riche plateau de Courtedoux

Le Jura en tant que chaîne de montagnes est connu depuis longtemps pour ses nombreux sites à empreintes de dinosaures répartis entre la France et la Suisse. Le plateau de Courtedoux, exploité grâce à la construction de l’autoroute A16,  est l’un des meilleurs sites pour étudier ces empreintes du fait de l’étendue et du nombre des découvertes. Si la plupart des empreintes sont attribuées à des sauropodes de type Diplodocus, d’autres pourraient avoir été laissées par des espèces de sauropodes de taille plus raisonnable comme le Cetiosauriscus, dont des restes osseux ont été découverts près de Moutier.


Jean-Baptiste Greppin, paléontologue et géologue de renom

Au XIXème siècle, le médecin jurassien Jean-Baptiste Greppin voue son temps libre à la géologie et à la paléontologie. Il est l'auteur de notices et de publications sur la géologie de la région. C’est lui qui décrit les os de dinosaure découverts à Moutier en 1850, appartenant à un cousin européen de l’apatosaure et du diplodocus américains. Il est baptisé Cetiosauriscus greppini en son honneur. Avec les restes du platéosaure mis au jour dans le Fricktal et les nombreuses traces mises au jour à Courtedoux, le « saurien de Moutier », long de 10 mètres et vivant il y a 150 millions d'années est la trouvaille la plus significative jamais faite en Suisse dans le domaine des dinosaures. En 1870, Greppin découvre aussi la puissante mâchoire inférieure d'un Deinotherium qui est présentée dans la salle précédente.


Un troupeau de bébés sauropodes

L’interprétation des empreintes fossiles est un exercice très délicat. De multiples pistes de petites empreintes de dinosaures sauropodes d’une dizaine de centimètres de diamètre ont été documentées sur le plateau de Courtedoux. S’agissait-il d’empreintes de bébés sauropodes ou de représentants d’espèces de petite taille ? Grâce à l’analyse des caractères anatomiques (forme du pied, orientation des doigts, traces des griffes) de ces empreintes, les scientifiques penchent pour la première hypothèse. De plus, un assemblage de huit pistes de petites empreintes allant dans la même direction suggère que les bébés sauropodes se regroupaient en troupeau.


 

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